Les pratiques du vajrayana

Qu’est-ce que le vajrayana ?

Le Bouddha a transmis plusieurs cycles d’enseigne- ments progressifs, le vajrayana est un de ceux-là. Il est accessible aux personnes déjà engagées sur la voie bouddhique. Il se caractérise par des moyens spécifiques mis en œuvre pour parcourir le chemin.

« Yana » signifie véhicule – c’est à dire les moyens qui nous mènent au but – et « vajra » a le sens d’indestructible (le mot vajra fait référence au tonnerre). Pour donner un aperçu de la signification du vajrayana on pourrait dire : le véhicule qui met en œuvre les méthodes qui permettent de réaliser rapidement l’éveil.

Concrètement, le vajrayana se fonde sur une éthique juste, la motivation d’éveil caractérisée par l’amour et la compassion et suppose d’avoir reçu la transmission d’un maître qualifié. Il suppose également d’avoir une compréhension de la vacuité, le fait que les êtres et les phénomènes n’ont pas d’existence substantielle. Sa pratique passe notamment par l’accomplissement de rituels dans lesquels le corps, la parole et l’esprit sont investis. Les méditations sur le corps se font au travers de visualisations de supports symboliques représentant les qualités éveillées. Ces supports prennent la forme de divinités de méditation ou de maîtres accomplis. La pratique au niveau de la parole s’exprime par la récitation de mantras (littéralement : ce qui protège l’esprit) qui permettent d’actualiser les qualités inhérentes présentes en chacun. Et enfin, cultiver les états d’esprit indiqués dans les différents rituels permet de rassembler les conditions pour clarifier l’esprit.

La pratique du vajrayana suppose donc d’avoir reçu la transmission, d’en avoir étudié le sens et d’avoir intégré les aspects formels des rituels. Actuellement, tous les rituels se pratiquent en tibétain.

Les pratiques à Dhagpo Bordeaux

Tchenrézi

Une divinité de méditation exprime les qualités de l’esprit éveillé présent en chacun. Tchenrezi représente la compassion universelle et om mani pemé houng est le mantra qui lui est associé. Méditer sur Tchenrezi dissipe les obscurcissements et fait mûrir en nous la compassion. Cette méditation est pratiquée chaque semaine.

Tara

Appelée la Libératrice, Tara est la personnification, sous un aspect féminin, de l’activité spontanée des bouddhas. Sa méditation protège de la peur, écarte les obstacles pour soi et pour autrui, et permet, à terme, de réaliser l’éveil. La pratique de Tara est accomplie quotidiennement.

Milarépa

Milarepa (1040-1123), saint, poète et ermite, est l’exemple même de celui qui, à travers le don de son être au chemin et au bien d’autrui, a réalisé l’éveil « en un seul corps et une seule vie ». Porteur de l’influence spirituelle de la lignée de transmission, son gourou yoga (union avec l’esprit éveillé) ouvre notre esprit à sa propre richesse. Ce rituel est pratiqué à chaque pleine lune.

 

Amitabha

Amitabha, le bouddha de lumière infinie, est associé à la terre de Dewachen. La pratique de sa méditation permet de créer, pour soi et pour les autres, les causes d’une renaissance en cette terre pure. Ce rituel est pratiqué une fois par mois.

Rituel de purification par la fumée

Ce rituel utilise un feu comme support dans lequel sont versées des offrandes. Cette pratique est fondée sur la générosité, créant un lien avec les différents aspects de l’éveil et générant les causes de libération pour les êtres. Ce rituel est pratiqué une fois par mois.